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La prune, richesse de nos terroirs
Le prunier qui appartient à
la famille des rosacées poussait à l’état sauvage sur les terres
américaines et asiatiques. Il est cultivé pour la première fois
par les Étrusques, l’actuelle région de Toscane, en Italie du
nord. Les Romains et les Égyptiens admiraient ce petit fruit
sucré au goût savoureux et ils le séchaient déjà. Ce sont eux
qui, durant l’Antiquité, plantèrent cet arbre le long de la
Méditerranée qui fut progressivement introduit en Chine en
empruntant la route de la soie. Au XIIIe siècle, les
Croisés, en tentant de s’emparer de la ville de Damas,
ramenèrent avec eux quelques « pruniers de Damas ». Ce sont les
moines de l’Abbaye de Clairac, dans le Lot-et-Garonne, qui
croiseront cet arbuste avec une autre variété de prunier local
créant alors le « prunier d’Ente », enter signifiant greffer en
latin. Ils découvrirent, par hasard, que les prunes exposées
trop longtemps au soleil séchaient naturellement. De ce procédé
de conservation naîtra le fameux pruneau d’Agen. Au XVIIIe
siècle, se sont développées en France les plantations de
mirabelliers et de pruniers à Reine-Claude, cette dernière
baptisée ainsi en l’honneur de la femme de François 1er,
Claude de France, fille d’Anne de Bretagne.
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